Voyager en Islande c’est un peu comme voyager dans un monde imaginaire. Je vous laisse le découvrir dans cet article grâce à notre Itinéraire de road-trip. Selon la légende, l’Islande est un monde créé par les dieux à partir de la dépouille d’un géant. Et des géants, on peut dire qu’il y en a partout : derrière chaque montagne, colline, sous chaque faille, glacier se cache un volcan. Nombreux d’entre eux sont actifs et prêts à se réveiller à tout moment. L’île est située à la fois sur deux plaques tectoniques et un point chaud, on peut donc dire que ça bouillonne dans les profondeurs de la Terre. L’Islande est une terre de feu mais pas seulement. Proche du cercle polaire, son nom, qui signifie « terre de glace« , parle de lui-même. On trouve ici de nombreux glaciers dont le plus grand d’Europe. Cette lutte permanente entre les glaciers et les volcans, le froid et le chaud, façonnent l’Islande et ses paysages incroyablement beaux et contrastés.

L’Islande c’est aussi : une terre faiblement peuplée, une terre silencieuse, une terre où la nature, aussi imprévisible soit-elle, est accessible avec une facilité presque déconcertante. Une nature préservée malgré un tourisme en constante augmentation depuis plusieurs années. Une nature chérie par les Islandais. Des Islandais qui vivent au rythme du folklore, des sagas et bien-sûr des volcans. Un condensé qui fait de cette île, une destination presque irréelle, à la limite du monde imaginaire.

Nous attendions ce voyage avec impatience. Nous l’avions en tête depuis plusieurs années déjà, mais nous le repoussions au profit de destinations plus lointaines, plus chaudes plus exotiques. Et pourtant ! Nous voilà à peine rentrés que nous pensons déjà y retourner. L’Islande m’a littéralement envoûtée, fascinée, rendue accro. Une partie de mon esprit est restée là-bas sur cette terre à la fois hostile et chaleureuse, sombre et lumineuse. J’ai mis deux semaines à ouvrir cette page pour commencer à vous raconter. Un sentiment étrange jamais rencontré lors de la rédaction d’un article de blog m’envahit : je suis tiraillée entre le plaisir de partager ce voyage et le garder pour moi. mais comme je suis sympa et comme cela me fait plaisir de vous inspirer tout en vous aidant à préparer votre voyage en Islande, je me lance !

Vous trouverez dans cet article le détail de notre itinéraire de road-trip autour en Islande, autour de l’île, depuis Reykjavik en passant par le Nord et le Sud, ainsi que des conseils pour préparer au mieux votre séjour.

canyon studlagil islande

VOYAGE EN ISLANDE CARNET PRATIQUE

Notre séjour : Du 07 au 18 septembre 2021.
La météo : variable mais plutôt bonne avec beaucoup de vent.
Venir en Islande en avion : 3h30 depuis Paris.
Prix du billet AR Paris à Reykjavik Keflavik pour 1 personne : entre 180 € et 500 €.
Formalités covid 19 pour éviter la quarantaine : avoir un schéma vaccinal complet depuis au moins 2 semaines et présenter un test antigénique ou PCR de moins de 72h pour pouvoir embarquer. Prévenir de votre arrivée 72h à l’avance en vous enregistrant sur ce site. À l’issu, un code barre à présenter à votre arrivée en Islande vous sera envoyé.
Louer une voiture en Islande : 4×4 obligatoire si vous voulez accéder aux « off roads » pour vous rendre dans les terres. L’essence coûte en moyenne : 1,75 € /litre.
Hôtellerie : comptez entre 80 € et 120 € la nuit en guesthouse.
Restauration : Excessivement chère due à un niveau de vie plus élevé que chez nous. À titre d’exemple un Fish & Chips coûte 23 €. Prenez des sachets de riz, de quinoa, etc. avant de partir et faites votre popote dans les cuisines partagées des guesthouse.
À prendre impérativement : des vêtements pour chaque saison, le temps est changeant. Des chaussures qui gardent les pieds au sec, un bon manteau coupe-vent qui tient chaud et qui vous permet de rester au sec.
Tel / Internet : l’Islande ne fait pas partie de l’Europe mais de l’espace Schengen donc vous pouvez utiliser votre forfait comme en France
Réveil et météo : Les journées sont chargées, levez-vous le plus tôt possible et vérifiez la météo plusieurs fois par jour.

VOYAGE EN ISLANDE, ITINÉRAIRE DE ROAD-TRIP AUTOUR DE l’ILE

JOUR 1 | VOL ET ARRIVÉE À REYKJAVIK

Nous sommes partis le soir de Paris pour arriver en Islande en fin de soirée. Le temps de récupérer nos valises, la voiture de location et d’arriver à Reykjavik qui se trouve à 50 km de l’aéroport, nous n’avons pas pu profiter de cette journée. Nous nous sommes donc installés tranquillement, nous avons rechargé nos batteries pour commencer notre road-trip dès le lendemain.

JOUR 2 | VISITE DE REYKJAVIK ET RANDONNÉE SUR LE VOLCAN FAGRADALSFJALL

L’Islande étant un pays qu’on a décidé de visiter pour la beauté de ses espaces naturels, nous ne nous sommes pas attardés longtemps dans la capitale en lui consacrant une matinée seulement. Je vous invite à lire notre article dédié : 5 choses à voir à Reykjavik. Vous y trouverez les grands classiques à voir lors d’une visite rapide de la capitale islandaise.

RANDONNÉE SUR LE VOLCAN FAGRADALSFJALL

En début d’après-midi, nous avons pris la direction de la péninsule de Reykjanes au Sud-Ouest de l’île pour nous frotter au volcan Fagradalsfjall entré en éruption le 19 mars 2021. Si vous avez suivi ce voyage sur nos réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir qu’à notre arrivée, le volcan était considéré comme inactif. Après plusieurs mois d’intense activité, ses cheminées se sont éteintes les unes après les autres dès la fin août ; à quelques jours seulement de notre arrivée. Passionnés par le volcanisme et anticipant tout de même le spectacle lunaire qui allait s’offrir à nous, nous avons quand même décidé de faire la randonnée du volcan pour nous approcher au plus près de son gigantesque cratère.

Depuis le parking, nous avons emprunté l’itinéraire C et à peine 30 minutes plus tard, nous voilà face à un paysage déjà à la hauteur de nos attentes. Nous sommes en bas de la vallée de Natthagi, au bord de la coulée qui a duré des mois et dont les couches se sont accumulées, superposées pour former un paysage brûlé, froid, inhospitalier et pourtant si fascinant à admirer. Les panaches de vapeur sortent de partout et nous amènent à penser que le volcan, pour le moment inactif, pourrait finalement ne pas tarder à se réveiller. En tout cas, au fond de nous, on garde espoir.

coulée du volcan Fagradalsjfall en Islande

On reprend la direction de la montagne et c’est là que ça commence à grimper. La randonnée via l’itinéraire C n’est pas difficile, mais ça grimpe en continue jusqu’au cratère. Plus on prend de la hauteur plus le paysage devient lunaire. Un peu plus tôt, nous étions en bas de la coulée, nous voilà à présent en haut avec une tout autre vue : d’un côté l’océan Atlantique, de l’autre un magnifique relief de montagnes qui se fond dans les rayons timides du soleil. En contrebas l’immense coulée de lave et en face, au loin la marmite géante à l’origine de ce fabuleux paysage.

Informations utiles : la plupart des gens, y compris nous, évoquent le réveil du volcan Fagradalsfjall endormi depuis 800 ans. Or, ce n’est pas tout à fait exact. Il s’agit en réalité d’une éruption fissurale au niveau du système volcanique de Fagradalsfjall mais pas de l’éruption de ce dernier. L’éruption a eu lieu à Geldingadalsgos qui signifie « vallées des hongres ». La majorité des éruptions en Islande sont des fissures de la croûte terrestre et le magma qui en émane, en se répandant, peut recouper des volcans existants. Il s’agit donc d’un nouveau volcan.

L’itinéraire C comprend 3 étapes : l’arrêt au niveau du champ de lave et de la coulée la plus basse, l’ascension de la crête qui longe la coulée et l’arrivée au plus près du cratère et son ouverture. Il faut compter environ 5h de marche AR pour faire les 4,5 km du sentier. Je vous donne ce temps à titre indicatif, car nous avons fait beaucoup d’arrêts photos et nous avons été gênés par les rafales de vent assez fortes.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Hveragerdi, à mi-chemin entre le volcan et la première étape de notre programme du lendemain.

JOUR 3 | GEYSIR CASCADE DE GULLFOSS CRATÈRE KERIO ➠ STORI-DIMON ➠ SELJALANDSFOSS

Pour cette troisième journée, nous pénétrons au cœur du Cercle d’Or dans le sud-ouest de l’Islande. Le Cercle d’Or est la zone la plus touristique et donc la plus fréquentée du pays. Cela s’explique par sa proximité avec Reykjavik et bien sûr par la beauté de ses sites naturels : la zone géothermale de Geysir, la cascade de Gullfoss et le parc national de Thingvellir.

LA ZONE GÉOTHERMALE DE GEYSIR

Nous prenons la route au petit matin sous une température presque négative. Plus on se rapproche de Geysir plus les fumerolles se multiplient ce qui signifie que l’activité volcanique s’intensifie. Ça fume d’un peu partout autour de nous. Nous arrivons sur place à 6h00 du matin afin d’éviter la foule qui s’amasse ici dès 8h et ainsi avoir la chance de capturer des images sans tout un tas de personnes dessus. Bingo puisque nous ne sommes que 3 à admirer ce spectacle rare et mystérieux même si la science connaît très bien ce phénomène.

Jaillissement de Geysir en Islande

Il est très facile d’accéder au site. Un parking se trouve juste devant l’entrée d’où démarre un petit sentier qui longe les différents geysers. Ils sont tous inactifs sauf 1 : Strokkur. C’est donc autour de ce dernier qu’il faut se mettre et attendre environ 5 à 10 minutes avant de voir surgir le geyser. La fréquence des jaillissements de Strokkur étant régulière, vous en verrez à coup sûr. Geysir qui veut dire « jaillir » est l’autre geyser à ne pas manquer. Il est considéré comme endormi et ses éruptions sont rares mais pas impossibles. Il vaut le coup d’œil puisqu’il est quand même celui qui a donné son nom à tous les autres geysers dans le monde. En vous baladant le long du sentier aménagé, vous croiserez d’autres bassins qui ne jaillissent pas mais dont l’eau bleue magnifique boue en continue.

Le site géothermal de Geysir

Le site géothermie de Geysir est un ensemble de sources chaudes, d’un dôme volcanique et d’un cône volcanique. Cet ensemble constitue les restes d’un ancien volcan.

Qu’est-ce qu’un geyser ?

 Les geysers sont des sources d’eau chaude qui jaillissent de manière intermittente. 3 conditions sont nécessaires à leur formation : le magma doit être proche de la surface de la Terre pour faire chauffer la roche qui fait entrer l’eau en ébullition. Il faut donc que de l’eau s’infiltre. En l’occurrence ici, celle des glaciers. Pour finir, il faut un souterrain dans lequel s’accumule cette eau. La rencontre de l’eau avec la roche chauffée par le magma volcanique crée le phénomène de geyser.

Quelles sont les étapes de formation d’un geyser ?

Comme je vous le disais, le geyser se remplit d’eau grâce aux infiltrations dans le sol. L’eau en profondeur chauffe grâce aux chambres magmatiques. Quand l’eau chauffe se dilate et que la pression au-dessus de la colonne devient trop importante, le geyser commence à bouillir. Une bulle se forme et l’eau chaude est expulsée à peine une seconde après.

La taille des jaillissements varie. Mais généralement quand un geyser atteint une hauteur assez conséquente le jet suivant est plus petit. Il se peut aussi que deux jaillissements se suivent. Il n’y a pas vraiment de règle. Conseil : le mieux est de venir de bonne heure et de profiter un bon moment avant l’arrivée des cars de touristes. Vous vivrez un moment privilégié et aurez le site rien qu’à vous.

Si une envie de petit-déjeuner sympa vous prend, il y a, juste en face du site de Geysir, l’hôtel Geysir. Un bel hôtel dans lequel il est possible de manger sans nécessairement séjourner. N’hésitez pas à demander des box pour y glisser votre repas du midi, c’est compris dans le prix du petit-déjeuner.

LA CASCADE DE GULLFOSS

Comme tous les sites naturels en Islande, Gullfoss est accessible avec une grande facilité. La cascade se trouve à seulement dix minutes de Geysir. On se gare, on fait quelques pas et on se retrouve face un paysage incroyable. On découvre une cascade aux flots impressionnants, divisée en deux parties. Bien que l’on puisse observer des cascades un peu partout en Islande, y compris le long des routes, Gullfoss est la première vraie grosse cascade que nous approchons. Après avoir pris une première claque, nous continuons la découverte du site en empruntant le sentier aménagé qui longe la cascade. Après avoir traversé un passage légèrement humide (le débit est tel qu’en 10 secondes nous sommes trempés), on se rend compte que la cascade est en fait composée de deux chutes d’eau.

Ces chutes proviennent d’une rivière qui provient elle du glacier Langjökull. L’eau se jette dans une fissure profonde et forme une première chute de 11 mètres. Bien que plus petite, elle n’en reste pas moins impressionnante que la première de 32 mètres. Au vu du débit et de ses rapides très agités, on se dit qu’on n’aimerait pas tomber dedans !

Vue sur la cascade Gulfoss en Islande

LE CRATÈRE KERID

Ce site n’est peut-être pas le plus prisé d’Islande, mais nous avons eu un coup de cœur pour ce petit cratère aux multiples nuances de couleurs. Prenez un immense champ de lave sur lequel se trouvent une multitude de petits cratères dont un bien rond datant de 3000 ans et rempli d’une eau bleutée magnifique. C’est la recette de Kerid ! Un sentier aménagé permet de faire le tour du cratère depuis son sommet avant de s’ouvrir sur un autre chemin qui nous emmène au bord du maar, le petit lac qui rend Kerid si spécifique.

STORI-DIMON

Nous arrivons ensuite à Stori-Dimon et ce moment est un peu le loupé de cette troisième journée. Il était prévu qu’on grimpe en haut de la montagne pour admirer la vue à 360 degrés, mais en arrivant en bas de la pente, ça nous a vraiment paru être une montagne à escalader. Alors qu’en réalité pas du tout. C’est juste qu’on était vraiment fatigués. Du coup, on a lancé le drone, une solution moins physique avec une vue encore plus haute que le sommet de la montagne ! Un peu facile, je vous l’accorde !

Vue de Stori-Dimon en Islande

Information : en chemin pour Stori-Dimon, nos yeux ont été attirés par une chapelle, une succession de petites cascades (rentrez Porsteinslundur dans votre GPS) et j’en passe. À chaque fois, nous avons décidé de nous arrêter, chose pas prévue au programme. Il faut savoir que tout est beau en Islande, chaque 3 minutes le paysage change et on a envie de s’arrêter partout. C’est une chose qu’il faut avoir en tête au moment d’établir vos journées. Tous les trajets prennent plus de temps que prévu ce qui fait que nous prenons systématiquement du retard sur les étapes. Ce n’est pas un point négatif, bien au contraire puisque ça laisse place à l’imprévu et ça nous fait découvrir des petites merveilles, mais c’est à prendre en compte !

Troupeau de mouton dans un bois en Islande

LA CASCADE SELJALANDSFOSS

Seljalandfoss est le dernier arrêt de ce troisième jour. Comme la plupart des cascades en Islande, elle provient d’une rivière qui naît de la fonte des glaces d’un glacier. La cascade est située au bord de la route et attire de nombreux touristes. Elle est facile d’accès, belle et petit plus : on peut passer derrière la chute pour admirer, sous un autre angle, son rideau d’eau. On vous laisse tester cette particularité pour nous, car nous avons été découragés par la queue interminable qu’il y avait pour y accéder. Nous nous sommes donc contentés de la vue classique, devant la cascade.

Vue sur la cascade Seljalandfoss en Islande

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Skogar.

JOUR 4 | SKOGAFOSS ➠ SOLHZIMASANDUR PLANE ➠ DYRHOLAEY ➠ REYNISFJARA ➠ VIK ➠ ELDHRAUN ➠ CANYON FJAORARGLJUFUR

SKOGAFOSS

Que dire de Skogafoss à part « waouh » ! Nous logions à 500 mètres de la chute mais ce matin-là, nous sommes tout de même partis de bonne heure afin, encore une fois, d’éviter la foule. C’est alors que nous avons découvert une chute puissante, vertigineuse, mais pas seulement. Skogafoss est enclavé dans un décor digne d’un décor de film à la Jurassik Park. Et le plus fou, c’est que ce monstre est accessible avec une facilité incroyable, on avance encore et encore jusqu’à pouvoir quasiment toucher du bout des doigts ce mur d’eau aussi grandiose qu’assourdissant.

Photo au pied de la cascade Skogafoss en Islande

La chute d’eau de 62 mètres de haut et de 25 mètres de large naît d’une rivière formée par la fonte des calottes glaciaires et de la pluie. Conseil : mettez votre k-way pour vous en approcher, mais sachez que vous serez quand même trempés. En repartant, sur votre gauche, vous verrez un sentier aménagé qui emmène en haut de la chute. Il est un peu physique de bon matin, mais donne un autre aperçu de ce paysage magnifique.

Pour le folklore : un coffre remplit d’or, appartenant à un viking aurait été trouvé par un enfant derrière la cascade. Le butin étant trop important et trop lourd pour l’enfant, il n’aurait rapporté qu’une poignée d’or que l’on peut voir aujourd’hui au musée de Skogar.

Cascade Skogafoss en Islande

SOLHZIMASANDUR PLANE WRECK

À seulement 10 minutes en voiture de Skogafoss se trouve le début du sentier qui mène à l’une des curiosités les plus appréciées d’Islande : l’épave d’un avion de l’US Navy qui s’est écrasé en 1973 sur une plage de sable noir. Le mystère autour de cet avion demeure encore puisque personne ne connaît la cause de son crash. La bonne nouvelle, c’est que tous les membres de l’équipage ont survécu.

Est-il vraiment indispensable de venir voir l’avion ?

Je dirais que oui, mais davantage pour le paysage que la carcasse de l’avion. Certes, ce n’est pas courant de voir l’épave d’un avion, mais c’est tellement touristique que ça en perd son charme. N’aimant pas spécialement le monde, j’ai fait mon petit tour dans, autour et sur l’épave et je me suis rapidement concentrée sur son environnement assez dingue. On aperçoit parfaitement le glacier Mýrdalsjökull d’un côté et les formations rocheuses de Dyrholaey de l’autre. S’ajoute à cela une immense plage de sable noir qui apporte le côté mystérieux à l’endroit. Sachez que pour arriver à destination, il faut marcher sur une ligne droite interminable et compter 8 km pour faire l’aller-retour. Le temps de visite total prend bien une demi-journée. Ce n’est donc pas à privilégier sauf si vous avez du temps bien sûr.

LE CAP DE DYRHOLAEY

Dyrholaey se situe à 5 minutes du parking de Solhzimadandur plane et offre un paysage totalement différent de ceux observés depuis le début de ce voyage en Islande. À l’origine, le cap de Dyrholaey est un ancien ilot volcanique qui, avec le temps et le vent, s’est rattaché au continent. Voilà ce qui s’offre à nous : des falaises qui dominent l’océan, une lagune, des plages de sable noir à perte de vue et un glacier de l’autre côté.

LA PLAGE DE REYNISFJARA

Reynisfjara est l’une des plages de sable noir les plus populaires d’Islande. En arrivant, nous sommes frappés par la beauté brute du paysage. La mer est agitée et les vagues viennent s’écraser sur les rochers au large de la plage. À ce propos, si vous venez ici, évitez les selfies. En effet, en apparence tranquille, il arrive que dans ce coin, des touristes se fassent surprendre et emporter par des vagues-submersion. Un panneau l’atteste à l’entrée de la plage.

Je vous parlais plus haut de la beauté du paysage, mais la curiosité principale de ce lieu sont ses colonnes de basalte qui semblent avoir été déposées de manière ordonnée sur cette plage. Selon la légende, les colonnes étaient des trolls qui essayaient de tirer les bateaux vers le rivage. Un soir, ils ont été surpris par la lumière de l’aube qui les aurait transformés en pierre. Quand je vous disais que le folklore islandais joue un rôle important dans la culture…

Vue sur les orgues basaltiques de la plage de Reynisfjara en Islande

ELDHRAUN

Nous avons découvert l’existence d’Eldhraun dans une émission d’Échappées Belles. Eldhraun est un immense champ de lave recouvert d’une mousse verte, qui veut dire « désert de lave du feu ». Rentrez -63.74679,-18.15991 dans votre GPS et vous découvrirez une nouvelle facette de l’Islande. Vous vous frotterez à un paysage rude, lunaire au milieu duquel la nature tente de reprendre ses droits. Les champs de lave d’Eldhraun proviennent de l’énorme éruption de 1783 : le Laki. Je vous en parlerais un peu plus bas lors d’une journée dédiée au Laki. En séchant, les coulées de lave on prit des formes rondes et irrégulières. Avec le temps, la mousse les a recouvertes pour former un paysage hors du commun, à perte de vue.

LE CANYON FJAORARGLJUFUR

Le canyon de Fjaorargljufur ou, comment terminer la journée en beauté ! Notre 4e journée s’achève ici. Un lieu d’une beauté à couper le souffle qui a, pendant un temps, été fermé au public à cause de Justin Bieber venu y tourner un clip en 2015. À la suite de ça, les touristes s’y sont amassés en piétinant la belle nature qui entoure le canyon et les autorités ont décidé de fermer l’accès au public afin de préserver les lieux. On peut à nouveau s’y promener en suivant un chemin aménagé qui longe le canyon et qui offre différents points de vue sur les magnifiques gorges.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Kirkjubæjarklaustur

JOUR 5 | JOURNÉE AU LAKAGIGAR

Si je devais résumer cette journée dans les hautes terres du Sud de l’Islande, je vous dirais que c’est comme si nous avions été télétransportés sur une autre planète. Je vous propose de découvrir cette journée en détail dans un autre article en cliquant sur l’image ci-dessous. On vous donne toutes les infos utiles sur la randonnée et les balades à fair à Lakagigar ainsi que des conseils et infos pratiques pour organiser votre journée en toute sécurité.

guide randonnée lakagigar

➠ Après cette journée, on a repris la route et dormi dans la ville de Kirkjubæjarklaustur.

JOUR 6 | DIAMOND BEACH ➠ JOKULSARLON GLACIER ➠ FJALLSARLON GLACIER

Encore une fois, ce matin-là, c’est un réveil aux aurores. Nous commençons la journée par 1h35 de route pour rejoindre la célèbre et magnifique plage de Diamond Beach avant le lever du soleil. Au fur et à mesure que nous roulons, le paysage change, la terre de feu laisse place à la terre de glace. Nous commençons à apercevoir au loin, dans la brume, Vatnäjokull, le plus grand glacier d’Europe. Nous voilà face à un nouveau paysage qui, encore une fois nous laisse sans voix.

LA PLAGE DE DIAMOND BEACH

La plage de diamant est certainement l’un des endroits les plus visités par les touristes. Nous l’avons vu au petit matin mais également en pleine journée. Afin d’éviter la foule et profiter de la beauté et de la quiétude du lieu, je vous conseille de vous y rendre tôt. Le must étant avant le lever du soleil. Vous pourrez ainsi profiter de la lumière, aux nuances roses-orangées, qui se lève lentement et se reflète dans les glaçons. Je parle de glaçons, car ce matin-là, c’est sous cette forme que nous les avons observés : de gros glaçons. En revanche, lorsque nous y sommes retournés en pleine journée, le spectacle était bien différent. Nous avions face à nous d’immenses icebergs échoués sur la plage de sable noir.

Au petit matin

En pleine journée

Comment les blocs de glaces arrivent-ils sur la plage ?

C’est tout simple. Derrière la plage se trouve le glacier Vatnajökull. Des blocs de glace s’en détachent chaque jour, ils dérivent lentement vers la lagune glacière de Jokulsarlon qui est reliée à l’océan par un chenal. Dans cette portion très étroite, ils se croisent, se bousculent et s’entrechoquent pour terminer leur course sur la plage et y mourir lentement.

S’APPROCHER DU GLACIER JÖKULSÁRLÓN EN ZODIAC

En fin de matinée, nous embarquons sur un zodiac pour nous approcher de Jökulsárlón. Nombreuses sont les compagnies à proposer ce tour que vous pouvez réserver facilement sur Internet. Jökulsárlón veut dire « lagune du glacier ». Ce bras du glacier Vatnajökull a commencé à se former en 1934. Avec ses 248 mètres de profondeur, il s’agit du lac le plus profond d’Islande. Sa glace est vieille de 1000 ans et les traces noires que l’on peut observer dessus sont les résidus de cendre issus des différentes éruptions volcaniques.

La couleur unique de l’eau provient du mélange d’eau douce et d’eau de mer puisque comme je vous le disais plus haut, la lagune est reliée à l’océan.

À vrai dire, je n’aurai jamais pensé qu’un jour je ferai face à un tel spectacle. Je n’arrive d’ailleurs toujours pas à croire que c’est nous qui avons capturé ces images.

Quels animaux voir dans la lagune du glacier de Jökulsárlón ?

Ouvrez l’œil, vous pourrez voir de nombreux oiseaux ,mais aussi des phoques en train de nager paisiblement dans la lagune ou en train de chiller au soleil sur des icebergs flottants.

LE LAGON GLACIAIRE DE FJALLSARLON

À seulement 10 minutes en voiture de Jokulsarlon, se trouve un autre joyau de la nature. Un lieu sauvage et magnifique que nous avons eu la chance de découvrir sans un touriste à l’horizon. C’est à nouveau le glacier Vatnajokull qui est à l’origine de ce lagon glaciaire. Ici, pas besoin de zodiac puisque le glacier est assez proche de la rive. Nous avons été charmés par ce lieu incroyable, loin de l’agitation de Jokulsarlon.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Reynivellir.

JOUR 7 | LA PÉNINSULE DE STOKKSNES ➠ LE VILLAGE DE SEYOISFJOROUR ➠ VOK BATH

LA PÉNINSULE DE STOKKSNES

Visiter la péninsule de Stokksness n’était pas prévu au programme. Nous ne regrettons absolument pas ce crochet puisque c’est ici que nous avons côtoyé l’un des paysages les plus mystiques du séjour. La météo a joué ce jour-là un grand rôle dans notre perception du panorama. Il y avait du vent, une partie de l’Islande était sous la tempête, il y avait des nuages bas et il pleuvait. Les conditions n’étaient pas optimales pour se balader mais elles ont donné au lieu une atmosphère particulière que nous n’avions pas encore aperçue jusque-là.

Vous arriverez par le Viking Café. Étant un terrain privé 2 options possibles : traverser la péninsule à pied et sa ligne droite sans grand intérêt ou payer une entrée au café et y aller en voiture. Par manque de temps et à la vue de la météo, nous avons opté pour la deuxième option.

Cette région est l’une des premières à avoir été colonisée en Islande par les Norvégiens et les Irlandais. Les Vikings s’y sont installés en 800. On peut d’ailleurs visiter la reconstitution d’un village Viking à proximité du Viking Café. Il a été construit en 2010 pour le tournage d’un film avec Mel Gibson qui n’a finalement pas vu le jour, mais la reconstitution est restée intacte. Pour les fans de la série Vikings, allez y faire un tour, c’est assez sympa !

LE VILLAGE DE SEYDISFJORDUR

Après 2h20 de route et une immense variété de paysages traversés, nous atteignons le village de Seyðisfjörður. Si vous manquez de temps, passez cette étape. Certes le village, son église, son fjord sont très jolis mais vraiment pas indispensables. C’est rare, mais je vous avoue que nous nous sommes fait avoir par les réseaux sociaux. On voit l’église et sa rue colorée partout. Mais le détour n’en vaut pas forcément la peine sauf si vous disposez de plus de temps et que vous décidez d’y manger ou d’y passer une nuit par exemple.

Exemple de paysages vu sur la route de Seyðisfjörður

La fameuse église de Seyðisfjörður

PRENDRE UN BAIN CHAUD À VOK BATH

Des sources d’eau chaude ce n’est pas ce qui manque en Islande. La plus connue est le Blue Lagoon mais nous avons décidé de faire l’impasse dessus au profit de bains un peu moins touristiques. Vök Bath a le vent en poupe en Islande, il est très fréquenté, mais lors de notre venue nous n’étions pas les uns sur les autres. De plus l’établissement reste à taille humaine. Le concept est récent, moderne et se fond très bien dans le décor. Et ce décor, parlons-en ! Vök Bath est situé sur le lac Urriðavatn et dispose de deux bassins « posés » sur le lac. Avec une eau avoisinant les 40° et un cadre magnifique, la détente est assurée !

Pas de photos prises pour ce moment de déconnexion mais vous pouvez retrouver quelques vidéos dans nos archives sur Instagram, dans les dossiers Islande.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Egilsstaðir.

JOUR 8 | LE CANYON DE STUDLAGIL ➠ LE VILLAGE DE MOORUDALUR ➠ LES CASCADES DETIFOSS & SELFOSS GROTTE GRJOTAGJA

Le canyon de Stuðlagil est connu pour son eau turquoise qui serpente de façon élégante à travers les superbes orgues basaltiques. Seulement voilà, l’eau n’est pas d’un joli bleu toute l’année ! Et pour nous, elle était grise. Sa couleur dépend de la saison, de la pluie et d’autres facteurs. Cela n’empêche que le canyon de Stuðlagil offre encore un nouveau paysage, un panorama unique en son genre que nous avons observé pendant de longues minutes.

canyon-studlagil-islande

Comment accéder au canyon de Stuðlagil ?

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un lieu secret, mais plutôt d’un endroit touristique, accéder au canyon Stuðlagil n’est pas si évident. Comme à peu près 100 % des visiteurs, nous nous sommes fait avoir. Le lieu étant prisé, comme toujours depuis le début de ce voyage, nous nous sommes levés tôt afin d’être les premiers sur place. Comme tout le monde, nous avons programmé les coordonnées du canyon dans le GPS qui nous ont amenés jusqu’à une plateforme qui le surplombe. Plateforme depuis laquelle il est impossible d’avoir une vue d’ensemble avec un angle bien précis sur celui-ci. Et surtout, une plateforme depuis laquelle il est impossible de descendre. La question s’est donc posée : comment aller en bas ? Franck est allé en repérage d’un côté puis de l’autre pour, sans grande surprise, revenir et me dire que les falaises sont infranchissables (à moins d’avoir envie d’y laisser sa peau). On a d’ailleurs vu un peu plus tard, une fois en bas, des gens se risquer à s’approcher du bord de la falaise à pic et remplie de cailloux roulants sous les chaussures. Mieux vaut ne pas tenter cette idiotie et réfléchir comment descendre par le bon chemin et du bon côté surtout. Avec le peu de réseau qu’on a, on tente de trouver des infos sur Internet. Et bingo, après quelques minutes le mystère semble élucidé. Pour accéder à la partie basse du canyon, il faut tout simplement passer de l’autre côté de la rive. De là, une sympathique randonnée nous emmène à ses pieds !

Itinéraire depuis le point de vue ci-dessus : roulez 4 km en direction de la route 1, jusqu’à la ferme de Klaustursel sur votre droite. Prenez le chemin à droite juste après la ferme. Après 500 m, vous trouverez un premier parking. Si vous avez un 4×4, traversez le pont et empruntez le chemin sur votre droite. Vous trouverez un autre parking à 2 km, garez-vous, la randonnée commence ici. Si vous n’avez pas de 4×4, garez-vous avant le pont et faites ce chemin à pied. Sachez par contre, que cette option rallonge pas mal la promenade.

La randonnée du canyon de Stuðlagil

Une balade très facile, le long d’un sentier balisé ponctué de très beaux paysages peuplés de moutons. Aucune difficulté pour cette randonnée. La dernière partie, là où tout le monde veut sa photo peut s’avérer glissante puisqu’il faut grimper quelques rochers donc prévoyez les chaussures en conséquence.

Nous reprenons la route pour 1h. C’est grâce à une « off road » que nous rejoignons notre prochaine étape de la journée. Qui dit « off road » dit 4×4 obligatoire et on vous confirme que sans, c’est impossible. Ce trajet est une nouvelle merveille… La route nous fait traverser des paysages vierges, inhospitaliers sans âmes qui vivent. Nous sommes à nouveau seuls au monde à découvrir une nouvelle planète. Ce jour-là c’est la tempête, et même enclavés dans les terres nous roulons en étant secoués comme des pommiers. Nous progressons, tendus, mais émerveillés par cette nature toujours plus lunaire, inquiétante et sauvage.

LE VILLAGE DE MODRUDALUR

Après avoir traversé la nature accidentée, nous arrivons au village de Möðrudalur qui est en réalité la ferme la plus isolée d’Islande. On trouve une chapelle, un café-restaurant et quelques maisonnettes avec des toits en tourbe. Les maisons en tourbes ont été introduites par les Vikings. Ils la récupéraient dans les marais, la découpaient et garnissaient leurs maisons de ce matériau pour repousser le froid. La moitié des Islandais vivaient dans les maisons en tourbe jusqu’en 1900. Depuis, elles ont presque totalement disparu du paysage.

Möðrudalur sous la tempête c’est compliqué alors après un rapide tour de la ferme, nous sommes allés nous réchauffer dans l’unique café du village, dans une ambiance à la fois viking et chaleureuse.

Coordonées GPS : 65°22′27″N 15°53′3.7″O

LES CASCADES DE DETTIFOSS & SELFOSS

Avant-dernière étape de la journée, les cascades de Dettifoss et de Selfoss. Elles sont situées dans le prolongement l’une de l’autre. On peut y accéder de deux côtés différents. Nous avons choisi d’arriver du côté Est en empruntant la route F864 pour être au plus proche des fracas assourdissants de la chute la plus puissante d’Europe : Dettifoss. Ce qui est fou, mais pas tant que ça pour l’Islande, c’est qu’on est littéralement au bord du gouffre. Une simple cordelette nous empêche d’avoir le pied dans le vide.

Un peu plus loin en suivant la rivière, au terme d’une petite promenade de 3,5 km, nous arrivons sur Selfoss. La cascade est bien différente mais tout aussi impressionnante car on y découvre une succession de superbes cascades alignées.

LA GROTTE DE LAVE GRJOTAGJA

Dernier arrêt du jour : la grotte de lave Grjótagjá créée par une fissure de la croûte terrestre. Fermée il y a peu de temps à cause des dégradations dues au tourisme de masse, le propriétaire a décidé de rouvrir son petit trésor au public. On y descend, on immortalise l’endroit, on admire l’eau bleutée à 43°, mais il est interdit de s’y baigner. Pour les fans inconditionnels de GOT, vous reconnaissez les lieux ? La grotte a servi de décor dans la saison 3.

En sortant de la grotte, sur la gauche, il y a un chemin qui monte au-dessus de la grotte et qui permet d’observer la fissure. De là, on a vu que ce sentier menait quelque part alors on a improvisé une balade dans le secteur, à proximité du cratère Hverfjall.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Reykjahlíð. Et ce soir-là, pour la première fois de notre vie, nous avons vu les aurores boréales. Pas évidentes à trouver, il faut qu’un certain nombre de conditions soient réunies pour avoir cette chance. Je vous en parle dans un article dédié.

JOUR 9 | HVERIR ➠ LEIRHNJUKUR ➠ LAC DU CRATÈRE VITI BALADE À CHEVAL À HUSAVIK

Se rendre à Hverir c’est faire un voyage au cœur de la terre de soufre (et des odeurs qui vont avec). Le site géothermique d’Hverir est complètement lunaire. La première vision que l’on a du lieu est depuis la plateforme du parking. De là, on distingue très clairement les fissures et la vapeur d’eau qui en émane. Il y a en arrière-plan la montagne Námafjall qui ajoute un peu plus de caractère à un tableau déjà fantastique. C’est ici que l’on peut admirer le champ de solfatare le plus impressionnant d’Islande. Le solfatare est un terrain volcanique où se dégage, par des fissures, de la vapeur d’eau allant de 100 à 300°. Cette vapeur d’eau contient une importante quantité d’hydrogène sulfuré à l’origine des dépôts et des odeurs de soufre présents sur tout le site (et à des kilomètres à la ronde). L’odeur prend aux tripes, mais on s’y habitue.

L’activité volcanique est très importante à Hverir car la zone se trouve au-dessus du système de la faille médio-Atlantique. La chambre magmatique se trouve à seulement 2,1 km sous nos pieds et quand l’eau descend dans le sol, elle rencontre des zones de hautes températures avant de remonter pressurisée et acidifiée. En remontant, elle dissout la terre et les minéraux du sol pour sortir sous forme de vapeur ou d’eau bouillonnante. D’où les marmites de boue et les fumerolles de vapeur qui sortent d’un peu partout sur le site.

LEIRHNJUKUR & LAC DU CRATÈRE VITI

La région du Mývatn, au Nord-Est de l’Islande, abrite bien des trésors naturels. Parmi eux, les paysages hostiles façonnés par les éruptions volcaniques. Ce jour-là, nous partons à la découverte de Leirhnjukur au travers une randonnée facile, mais rendue compliquée à cause du vent. Septembre étant le mois le plus venteux de l’année, cela n’a donc rien de surprenant. Leirhnjukur est un volcan actif qui fait partie du système volcanique de Krafla, l’une des zones volcaniques les plus actives d’Islande. En randonnant sur le Leirhnjukur, on découvre une immense coulée de lave dont l’éruption récente remonte à 1984. Puis, on contourne un lac d’acide aux eaux laiteuses avant de pénétrer dans les coulées de lave. Une petite randonnée (1h de marche) pour un immense voyage.

De retour au parking, on remonte dans la voiture et il n’y pas loin à aller pour admirer une autre merveille : le cratère Viti et son lac bleu turquoise formé lors des éruptions de 1924.

BALADE À CHEVAL À HUSAVIK

L’Islandais est l’unique race de cheval en Islande. Il est le descendant direct des chevaux amenés par bateau au temps des Vikings. Les chevaux Islandais font partie du paysage, on les voit absolument partout. Ils ne sont pas farouches et se laissent facilement approcher puis caresser. On les appelle des chevaux, mais en réalité, à la vue de leur petite taille, ce sont des poneys. Je ne saurai pas vous dire combien de fois on s’est arrêtés le long des routes pour aller les voir tant ils sont inspirants. Ils sont beaux, robustes et si photogéniques ! Il est possible de les monter un peu partout en Islande. Dans la logique de notre itinéraire, on a choisi de le faire à Husavik.

Bon à savoir

Pour le confort des chevaux, nous n’avons pas pu prendre nos appareils photo donc pas de photo de ce moment, mais un joli souvenir. L’occasion de tester le tölt, un mix entre le trot et le galop que seul l’Islandais peut faire. Je vous conseille de vous lancer, la stabilité est surprenante.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville d’Akureyri.

JOUR 10 | EXCURSION BALEINES À DALVIK ➠ BIFROST

La journée s’annonce parfaite. Le soleil brille, il fait doux. Nous longeons le fjord et les paysages magnifiques défilent. Après 35 minutes de route, nous arrivons à destination. Nous enfilons nos combinaisons rouges, montons dans le zodiac et partons à la recherche des baleines.

Après 25 minutes, toujours pas de baleines à l’horizon. J’avoue qu’on commence à désespérer. On se remémore ce jour d’octobre 2020 au Canada où, pendant 2h nous avions admiré les baleines par dizaines. Alors, on se dit que ce jour-là sera différent et qu’on ne peut pas toujours avoir la chance avec nous. On a également en tête les retours de personnes ayant fait le tour la veille sans avoir vu une seule baleine. Un peu déçus mais on se rebooste en se disant qu’il y a encore des choses que nous, les humains, on ne peut pas contrôler !

Et puis soudain… après 35 min d’attente… on aperçoit enfin un jet d’eau. Et à partir de cet instant, ce sera un festival de baleines à bosse. D’abord dans le fjord et son décor sublime puis à l’extérieur, beaucoup plus loin en pleine mer. Une matinée incroyable avec des baleines à seulement quelques mètres de nous. Un moment magique, hors du temps.

Une fois remis de nos émotions, nous avons passé une bonne partie de l’après-midi en voiture pour rejoindre notre prochaine étape. Depuis le Nord, nous avons rejoint l’Ouest par la côte. Un trajet long, mais qui est passé très vite car ponctué d’arrêts paysages encore une fois très beaux.

Le rocher de Hvíserkur. La légende raconte qu’il s’agit d’un troll pétrifié par les rayons du soleil. En regardant, on distingue la forme d’un éléphant ou de rhinocéros selon notre imagination.

➠ Nous avons repris la route et dormi dans la ville de Bifrost.

JOUR 11 | JOURNÉE DANS LA PÉNINSULE DE SNAEFELLSNES

Prenez une carte d’Islande et regardez à l’ouest. Cherchez le bras de terre qui se jette dans l’Océan : c’est la péninsule de Snaefellsnes. Longue de 75 km et large de 20, elle se situe à 1h30 de la capitale et offre un condensé de paysages Islandais unique. Y passer une journée c’est un peu court, mais ça laisse quand même le temps de découvrir pas mal de choses. Je vous dévoile ici les highlights de notre journée et vous invite à découvrir plus en détail, dans un autre article, les incontournables à visiter lors d’une virée dans la péninsule de Snaefellsnes.

Découvrir la péninsule en 9 étapes
  1. Les phoques de plage d’Ytri Tunga
  2. L’église noire de Buðir
  3. Les formations rocheuses Arnarstapi
  4. Le cratère Saxholl
  5. Le phare orange de Svörtuloft
  6. L’église du village d’Hellissandur
  7. Le fish & chips du restaurant Sker à Ólafsvík
  8. Kirkjufell et sa cascade Kirkjufellsfoss
  9. La route en forme d’épée de Kolgrafafjörður

JOUR 12 | LE VOLCAN FAGRADALFSJALL EN ÉRUPTION

Pour ce dernier jour, nous avions prévu de retourner sur Reykjavik. Mais il se trouve que ce bon gros volcan en a décidé autrement. Après plusieurs semaines de break (CF début de l’article), il est entré en éruption alors que nous étions à l’autre bout de l’île. Du coup, pendant une semaine on a prié les dieux vikings pour qu’il continue de cracher son magma jusqu’à ce jour, le jour 12, notre dernier en Islande. Par chance, notre vol était prévu à 16h … la suite vous la devinez, non ? Nous sommes partis super tôt de Bifrost et au loin, en roulant, on apercevait les fumées incandescentes de la marmite. C’était déjà fou et annonciateur d’un dernier jour tout en beauté.

Cette matinée sur le volcan en éruption fait aussi l’objet d’un article dédié. Il faut au moins ça pour évacuer ce trop-plein d’émotions liées à cette folle journée ! Je mets quelques images ici, mais pour en savoir plus, rendez-vous sur l’article consacré à cette randonnée sur le volcan en éruption.


Comme on se le répète encore maintenant avec Franck, soit un mois après notre retour, ce voyage en Islande est un sans-faute. On a pu faire tout ce que nous avions prévu de faire, et plus encore. Voir tout ce que nous étions venus voir. Et découvert une destination déjà fascinante à travers les images et encore plus en vrai. Nous en sommes tombés amoureux dès les premières minutes sur son sol. Quand on me parle de l’Islande, je n’ai qu’une phrase qui me vient « l’Islande c’est fou, il n’y a rien qui ressemble à l’Islande« . Cette île née du feu des volcans est unique au monde.

J’espère que notre itinéraire de road-trip en Islande, autour de l’île vous inspirera pour préparer votre voyage. Profitez de cette belle nature qui s’offrira à vous à chaque instant mais n’oubliez pas de la respecter. Ne sortez pas des sentiers balisés, ne marchez pas n’importe où, ne fumez pas sur les sites naturels etc etc…

Découvrez tous nos articles sur l’Islande. Ils vous seront d’une grande aide pour trouver l’inspiration
et préparer votre trip : Le Cercle d’Or en hiver, L’Ouest de l’Islande, Reykjavik en quelques heures, Trouver les aurores boréales

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IMG_1139   Alisson

4 commentaires

  1. Merci pour ces beaux paysages qui dépaysent et font rêver.

  2. Bonjour ! Super article. Cela donne envie mais j’ai une question, le rythme en seulement 12 jours n’est pas trop dense ?

    1. Author

      Bonjour Chloé, merci 🙂
      Si en effet, c’est intense ! Nous avons l’habitude d’un mode de voyage intense et fatiguant. C’est un choix. Mais tu peux très bien retirer 2 étapes pour ralentir la cadence si tu es plutôt slow travel ! Et revenir plus tard pour continuer le trip 🙂

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